parentalité bienveillante laxisme hippie
Parentalité consciente

Ces 3 préjugés énervants sur la parentalité bienveillante

Dans cet article, je vous propose un petit tour des clichés et autres idées fausses sur la parentalité bienveillante. C’est parti !

La parentalité bienveillante serait une méthode parmi d’autres

Combien de fois sur des forums, ou en commentaires d’articles, je lis des parents qui disent « non, mais moi, j’ai essayé ça marche pas la parentalité bienveillante; la minute d’après, il recommence la même bêtise et je suis obligé de le punir ».

Pardon pour eux, mais ces parents n’ont rien compris à la parentalité bienveillante. Comme s’il s’agissait juste d’obtenir la même chose qu’en parentalité traditionnelle mais avec des outils différents.

La parentalité bienveillante n’est pas une méthode qui vise à obtenir quelque chose de l’enfant.

Elle est avant tout basée sur une vision de l’enfant et une connaissance fine de ses besoins. L’enfant comme un être à part entière, au même titre qu’un adulte. L’enfant au cerveau immature, aux besoins différents de ceux d’un adulte.

De cette vision de l’enfant découle alors une vision du parent, de la parentalité. Le parent comme accompagnateur et non plus comme dresseur éducateur. Accompagner les crises, accompagner les découvertes, accompagner les changements.

Alors oui, au final les méthodes seront différentes. Car les objectifs et les visions seront différents.

La parentalité bienveillante, serait une parentalité laxiste

Parentalité bienveillante et cadre font bon ménage

Allez, on continue sur THE gros cliché lié à la parentalité bienveillante. Bah oui, puisqu’on ne punit pas et qu’on ne met pas de fessées, forcément, c’est qu’on est laxiste ! Enfant roi, futur délinquant, toussa toussa.

parentalité bienveillante laxisme
Rien que de penser à ce gros amalgame fumeux, ça m’énerve!! Je vais gérer ma colère et je reviens.

Alors disons le une fois pour toute, être bienveillant, ce n’est PAS être laxiste.

Puisque la parentalité bienveillante est basée sur une connaissance fine des besoins des enfants, elle prend aussi en compte leur besoin d’être contenu, leur besoin de cadre parfois, leur besoin de constance.

Il ne s’agit donc pas de laisser tout faire ! Accompagner ne veut pas dire tout accepter !

Bienveillance bien ordonnée commence par soi-même

De toute manière, c’est évident, si, en tant que parent je ravale mes besoins constamment devant ceux de mes enfants, à un moment les ressources me manqueront pour être bienveillant.

Être un parent bienveillant implique donc aussi d’être capable de faire respecter ses limites. Donc oui, le parent bienveillant a le droit d’avoir des besoins, de les exprimer à ses enfants et de poser des interdits. Peut-être que la différence avec la parentalité traditionnelle, c’est que les interdits sont justifiés par le besoin du parent et non pas imposés de fait. Par exemple, si j’ai peur que mon enfant tombe du canapé, alors je lui demande de ne pas s’y mettre debout. Parce que J’AI peur. Et non pas, parce qu’ON ne monte pas sur le canapé.

La parent bienveillant est une sorte de hippie hyper détendu qui ne veut pas se prendre la tête

C’est un peu la suite du parent laxiste en fait. Oui, voyez-vous, le parent bienveillant serait en fait simplement une feignasse qui n’a pas envie de gérer l’éducation de ces mômes (trop fatigant). Et puis, s’il ne veut pas punir, c’est juste parce qu’il aime pas le conflit.

Bon on arrête là les bêtises OK?

Parce que personnellement, la parentalité bienveillante je trouve pas ça reposant du tout ! Ça demande plus d’énergie de se lever à chaque fois que son enfant appelle la nuit plutôt que de le laisser pleurer. Ça demande plus d’énergie d’accompagner la crise de colère en étant vraiment présent plutôt que d’envoyer son enfant au coin. Ça demande plus d’énergie de questionner sans arrêt ces pratiques plutôt que de reproduire en mode automatique.

Non, vraiment, le parent bienveillant, il est pas détendu du tout. Il est en questionnement permanent. Il cherche, il ajuste, il s’adapte.

books-1245744__340.jpg
Ça c’est le quart de la bibliothèque du parent bienveillant

Il est même un peu du genre stressé le parent bienveillant parfois, parce qu’il a peur de mal faire. Et si j’avais grillé son cerveau quand j’ai crié tout à l’heure? Oh punaise, c’était pas du chantage desfois quand je lui ai dit qu’on passerait à table quand elle aura rangé ses jouets? Et, l’autre jour je lui ai dit non au lieu de lui dire stop, non mais où avais-je la tête?

Qu’on se le dise donc, le parent bienveillant, il n’est pas démissionnaire, ni laxiste. Il ne cherche pas non plus à être le copain de son enfant. Il est au contraire un parent conscient sans arrêt en questionnements et en remise en cause. Ceci dit, le parent bienveillant a des failles, il n’est pas parfait et fait parfois des sorties de routes… mais ça on en reparlera !

Et vous, quels sont les autres clichés sur la bienveillance que vous avez rencontré?

 

Vous avez aimé cet article? Je serai contente que vous me le disiez en commentaire, avec un like ou en vous abonnant à mon blog ou à ma page facebook !

Partagez avec amour !
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

2 Comments

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *