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Grossesse et accouchement

5 choses que j’aurais aimé apprendre en préparation à l’accouchement

En préparation à l’accouchement, on nous parle de tout un tas de trucs…mais pas forcément de ce qui nous servir vraiment ! Bien sûr, il existe tout un tas de préparations et peut être que celles que vous avez reçues étaient meilleures que les miennes . En tout cas, je vous livre ici 5 choses que j’aurais BEAUCOUP aimé savoir avant le jour J. Ca m’aurait évité quelques déconvenues !

Les accouchements ne se passent pas (forcément) comme dans les livres.

Lors de mes deux préparations à l’accouchement ( avec deux sage femmes différentes), il y a eu une partie « déroulé du travail » avec la fameuse explication sur les contractions qui se rapprochent et s’ intensifient jusqu’a la naissance. Je me souviens même que lors de ma deuxième grossesse, la sage femme avait bien insisté en nous disant que ca se passait TOUJOURS comme ca. Et moi j’avais ris (jaune) intérieurement en souvenir de mon premier accouchement. En effet, pour la naissance de Mon Grand les contractions ont été rapprochés des le début et de plus en plus. Pourtant quand je suis allée à la mater au bout d’une nuit à ce régime j’étais à « un petit 2 » et huit heure après à « un bon 2 ». A plusieurs reprises, mes contractions se sont espacées puis rapprochées. Une heure avant la naissance, plus de contractions ( mais ça, c’était à cause de la péridurale). Et mon deuxième accouchement n’a pas non plus du tout été dans les règles de l’art. Entre le moment où les contractions ont commencé à piquer et la naissance, il s’est écoulé…une heure et demie. Les contractions sont passées en quelques instants de carrément gérables et espacées à super intenses et sans répit. Bref, c’est super de se préparer, d’avoir des repères… Mais garder en tête que chaque accouchement est unique, qu’il n’y a pas un déroulé type! Et plutôt que de se raccrocher à ce que nous a dit la sage femme… Se raccrocher à ce qu’on sent !

N’investis pas trop les premières contractions

Punaise, si on me l’avait dit il y a 5 ans ca m’aurait évité une nuit blanche 24h avant mon accouchement, j’aurais peut être été mieux disposée à accepter la douleur et ca n’aurait pas fini en forceps ! Lors de ma première grossesse je n’avais eu aucune contraction. Du coup, quand les premières ont pointées, tout de suite rapprochées, j’ai cru que c’était bon. J’ai bien respiré tout comme il faut sur chaque contraction, j’ai fait des huit avec mon bassin… alors que j’avais même pas vraiment mal. Mais c’est des chochottes, les autres, que je me disais. En fait, j’aurais mieux fait de dormir et de prendre des forces pour quand ca devenait sérieux ! Alors, c’est sûr, avec l’excitation, l’attente, on a envie d’y croire. Mais croyez-moi, toute heure de repos avant l’accouchement vaut la peine d’être prise. Surtout qu’après, vous avez fini de dormir pendant 18 ans. Blague. Ou pas.

Le shoot d’amour à la naissance du bébé, c’est pas systématique

On entend souvent qu’a peine le bébé sorti de notre ventre, nous serons toutes emportées par une vague d’Amour, une déferlante, un tsunami. Beaucoup de témoignages concordent dans ce sens, c’est donc sûrement vrai. Pour certaines ! Me concernant ( et je sais que je ne suis pas la seule), je n’ai ressenti ça ni pour mon premier ni pour mon deuxième. Quand mon aîné est né, j’étais en état de choc du déroulé de l’accouchement (forceps, et vu la violence du geste, j’ai cru finir en charpie et que mon bébé sortirait en miettes). On m’a posé ce truc gris qui sentait bizarre sur moi et tout ce qui m’est venu c’est « il est lourd non? ».
accouchement nouveau né amour
Qui es tu petit étranger?
Pour mon petit deuz accouchement express à la maison ( alors que pas prévu ?). J’ai compris qu’il arrivait quand j’ai eu sa tête entre mes jambes. Et quelques secondes après sa naissance, les pompiers arrivaient, mettaient la lumière, parlaient fort…Bref c’était raté pour le shoot d’amour. Dans les deux cas, c’est venu après, ca s’est construit au fil des jours et des semaines. Ca été un processus en fait et pas un truc qui m’est tombé dessus.

L’allaitement, c’est naturel mais pas nécessairement facile

Alors dans les cours ( en tout cas ceux que j’ai eu), on te dit comment allaiter, à quelle fréquence (euh bah a la demande en fait) et puis…basta ! Jamais on ne m’a dit que certains nourrissons n’arrivaient pas bien à prendre le sein en bouche. Pour Mon grand, je me trouvais nulle de pas réussir à le mettre au sein. Alors que les difficultés provenaient peut être en partie de lui a cause des forceps…et j’ai abandonné au bout de 2 jours. Jamais vu ou entendu de schémas explicatifs sur une bonne prise, qui évite les crevasseset permet au bébé de recevoir assez de lait. A en croire mes préparations, il suffit d’approcher le bébé du sein… et la magie opère… Mais même pour mon deuxième qui a reussi a bien teter dès le début, j’ai du à plusieurs reprises demander de l’aide, le repositionner, regarder des photos, des vidéos pour savoir comment lui faire ouvrir grand la bouche… Jamais entendu parler de confusion sein-tétine. Jamais entendu que le temps que la peau s’habitue ca pouvait être douloureux. Mais que des douleurs qui persistent dont signe que quelque chose ne va pas. Jamais entendu parlé non plus des pics de croissance, qui te clouent au lit toute la journée, un bébé collé au sein. Bref, tellement de choses (et j’ai été loin d’être exhaustive) que j’ai appris par moi même, à mes dépens et parfois à ceux de mes enfants. Mais voila, allaiter a beau être naturel, dans notre société où très peu de transmission existe à ce sujet, il est préférable d’être vraiment préparée. Et éventuellement de partir à la maternité avec le numéro de la leche league ou d’une consultante IBLC qui pourrait nous aiguiller et nous éviter un abandon qu’on pourrait regretter toute notre vie !

Les visites à la maternité, c’est pas une obligation

Les visites à la maternité c’est un truc culturel que très peu d’entre nous questionnent. Et pourtant, je crois que les premiers jours (semaines) après la naissance, on a surtout besoin de prendre nos marques seuls avec bébé. De dormir quand bébé dort, de pouvoir avoir les seins a l’air quand bon nous semble ( enfin quand bébé réclame quoi), de se réapproprier notre corps…
visite maternité
Bonjour cousin Mathias. Ah Tata Mireille, t’es la aussi? Super d’être tous venus, c’est exactement ce dont j’avais besoin !
Je me souviens pour mon p’tit deuz être entrée dans une colère noire contre B.. Il m’avait indiqué venir avec ses parents et mon fils à 15h pour se pointer finalement à 15h30. J’avais tout fait pour être dispo à 15h; mon bébé était nourri et endormi. Je comptais moi aussi dormir à 15h30… J’étais épuisée. Je gérais seule la journée avec mon bébé, je me remettais de l’accouchement, je faisais mille allers retour entre ma chambre et la néonat’ ou il était hospitalisé pour cause de suspicion d’infection… et lui n’avait qu’ à s’occuper de mon grand…Bref, non, la c’en était vraiment trop. Quand tu dors par tranche de 30 minutes, t’as juste besoin qu’on respecte ton besoin de sommeil. Et que tout le monde soit à ton service et à ton écoute ! Alors oui, c’est vrai d’ un côté on est fières et heureuses de montrer au monde la merveille qu’on a pondu. Mais de l’autre côté… notre bébé ne va pas se volatiliser dans les semaines à venir. Et reporter ou limiter fortement les visites peut être salvateur pour la santé mentale de la jeune accouchée, pour la mise en place de l’allaitement et des liens entre parents et enfants . Et toi, quelles sont les choses que tu aurais aimé savoir avant? Qui t’ont surpris ou déboussolé? Et sinon, as-tu déjà été faire un tour sur ma Page Facebook?
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3 Comments

  • Mathilde

    Pour les pleurs il est important de connaître la notion de décharge. Voir les livres et le site d’Aletha Solter http://www.awareparenting.com les pages en français. Pour l’allaitement le Biological nurturing permet d’éviter des difficultés classiques (du démarrage) de l’allaitement. Voir le site de Suzanne Colson (une des fondatrices de La Leche League, sage-femme) et son interview en vidéo.

  • Pillowlava

    Qu’il existe des bébés qui pleurent. Beaucoup. Genre 6h par jour, même en étant propre, nourri et en portage. Et que c’est ok, ça ne veut pas dire qu’on est des mauvais parents. C’est juste comme ça. Et ça passe.
    Que globalement, les moments difficiles passent 🙂

    • parents, ça s'apprend !

      Oh les bébés qui pleurent beaucoup, j’imagine comme ça peut être destabilisant !
      Et 100% d’accord avec toi sur le fait que les moments difficiles passent. C’est un truc que j’ai integré seulement pour mon deuxième et encore, il m’arrive de l’oublier. Pourtant, savoir ça, c’est la clef du lacher prise et de l’acceptation ! Oui, merci pour ce complément, c’est vraiment très juste !

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