Grossesse et accouchement

Comment accoucher rapidement et sans trop de douleur?

Si vous avez lu mon article sur la péridurale, vous avez compris que mon premier accouchement ne s’est pas passé comme je le souhaitais (euh, en fait, c’était presque exactement le contraire).

Je pensais être préparée, mais je ne l’étais pas. Soyons claire, se préparer ne prémuni pas non plus de l’imprévu. Mais bon, autant mettre toutes les chances de son côté, non?

En tout cas, pour la naissance de mon petit deuz’, je peux vous dire que j’ai mis le paquet niveau préparation. Voici quelques éléments que je veux partager avec vous.

Faites vous confiance, c’est vous l’experte !

S’il y a un seul conseil que je donnerai à une femme qui se prépare à accoucher, c’est bien celui-là: le jour J, ne comptez sur personne d’autre que sur vous !

Et ce pour deux raisons:

  • Si vous débarquez un dimanche, jour de match de foot, veille de jour férié ou jour d’affluence , peut être que de toute manière vous vous retrouverez quasiment toute seule, mieux vaut s’y préparer (coucou, le moi-même d’il y a quatre ans!)

 

  • Si vous vous fiez à quelqu’un d’extérieur pour vous dire quoi faire (sage-femme, médecin…), alors vous n’êtes plus en contact avec vos ressentis et c’est là que commencent les problèmes. L’accouchement est un acte naturel, dont le mode d’emploi est inscrit dans le corps des femmes depuis des millions d’années. S’il y avait un mantra à se répéter en boucle pendant la grossesse ça serait le suivant: je suis capable d’accoucher seule, j’ai confiance en mon corps, mon corps sait !

 

Se faire confiance, c’est une chance; se préparer, c’est le pied

Ceci dit, se faire confiance est un excellent commencement MAIS ce n’est selon moi que la moitié du chemin.

En effet, pour la naissance de Mon Grand, j’étais vraiment persuadée que mon corps pourrait accoucher seul. Je me disais que les femmes y arrivaient depuis des millions d’années, que j’y arriverai aussi. Et j’avais raison.

J’avais juste oublié un point crucial: il ne suffit pas de savoir qu’on peut, il faut aussi s’y préparer (vraiment !).

Accoucher sans douleurs
Plutôt que de faire des photos cucu avec un noeud autour du ventre, PREPAREZ-VOUS !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour se faire, je vous conseillerai:

  • d’acquérir tout un panel d’outils et de techniques enseignés, par exemple, lors des cours de préparation à l’accouchement.
  • de vous informer; de devenir incollable sur le déroulement d’un accouchement physiologique. Ca aide à comprendre ce qui se passe le jour J, à savoir où on en est et à rester calme et dans sa bulle.

Voici donc maintenant quelques éléments de biochimie qui vous permettront de réunir les conditions nécessaires pour un accouchement plus rapide et moins douloureux.

L’ocytocine, votre meilleure amie pour accoucher sans douleur

Lors d’un accouchement, le rôle des hormones est crucial. Afin que le travail soit le plus efficace possible, la femme devrait secréter de l’ocytocine en abondance.
Voyons quelles sont les conditions pour sécréter cette hormone:

  • la pénombre
  • la chaleur
  • un entourage réduit au minimum
  • la présence d’une figure maternelle discrète, silencieuse, rassurante et acceptante

 

L’adrénaline, l’ennemie de l’accouchement serein et rapide

La sécrétion d’adrenaline bloque la sécrétion d’ocytocine. Les sécrétions d’adrénaline sont générées par:

  • la peur
  • le froid
  • le fait de se sentir observée
  • la stimulation du néocortex, lorsque l’on fait appel à l’intellect de la femme ou que l’on réveille ses inhibitions
  • le fait que l’entourage sécrète de l’adrénaline

 

Concrètement, comment on se prépare à accoucher?

Le jour J, on met donc tout en place pour favoriser la sécrétion d’ocytocine et diminuer celle d’adrénaline. Si vous accouchez à la maternité, vous aurez compris qu’un certain nombre de conditions sont difficiles à obtenir (la pénombre, le fait qu’on nous laisse dans notre bulle, le fait de ne pas se sentir observée…).

Mais vous pouvez quand même anticiper pour vous rapprocher au maximum de l’environnement idéal: ramener des objets de chez vous pour vous sentir à l’aise, amener un grand foulard à mettre devant les fenêtres, demander à limiter les allers-retours dans votre chambre; si monsieur est trop stressé, faites venir quelqu’un d’autre à vos côtés (une présence maternelle et rassurante dans l’idéal)…

accoucher sans douleur ?
Coucou les sage-femmes, où est-ce que je peux accrocher mes rideaux?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Bref, trouvez votre propre formule pour vous rapprocher au maximum des critères énoncés et augmenter vos chances que votre accouchement soit rapide et serein.

Et enfin, je conclurai l’air de rien que les maternités n’ont pas le monopole des accouchements. Il existe d’autres options qu’il vaut la peine d’explorer et qui favorisent sûrement davantage la présence de toutes ces conditions (maisons de naissance, domicile…).

Et vous, comment vous préparez-vous?

 

Lire, ça inspire (et regarder des vidéos youtube aussi):

Elever son enfant autrement, Catherine Dumonteil-Kremer

Vidéo Youtube (très courte): Pour un accouchement rapide et facile, Michel Odent

 

 

Partagez avec amour !
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  
  •  

One Comment

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *