coopération crise enfant
Parentalité consciente

Mais tu vas faire ce que je te dis?!

QUAND VOTRE ENFANT NE VEUT PAS COOPERER

C’est l’heure de partir et votre chère tête blonde ne veut pas mettre de chaussures? Votre tornade sur pattes a vidé toutes ses caisses de jouets et refuse de ranger? Votre petit ange refuse obstinément de rendre son jouet à son frère?

Parents, nous sommes tous confrontés à ces situations où notre enfant refuse de coopérer. Alors, plutôt que de s’énerver et d’obtenir ce que l’on veut par la force, voici trois options gagnant-gagnant.

Lui faire expérimenter les conséquences

C’est une notion phare selon moi en parentalité bienveillante. Plutôt que de punir votre enfant faites-le expérimenter les conséquences de ses choix ! Cela sera riche en enseignement pour lui et beaucoup plus zen pour tout le monde.

La conséquence, comme son nom l’indique, découle directement du comportement de l’enfant. Et elle n’est pas forcément déplaisante ! Elle a pour objectif principal de faire expérimenter à l’enfant le résultat de ses choix et de l’amener à les assumer. Cela demande un certain lacher-prise de la part du parent.

coopération chaussures

Tu ne veux pas mettre tes chaussures? Pas de problème, sors pieds nus.

En réagissant ainsi, vous sortez de la spirale de l’opposition (« mets tes chaussures. non! allez dépeche toi de mettre tes chaussures on est en retard. non! et ainsi de suite pendant….très longtemps). Vous responsabilisez votre enfant (j’ai le choix de mettre ou non mes chaussures). Vous lui permettez de comprendre le sens de la règle ( pourquoi il FAUT mettre ses chaussures pour aller dehors?).

Dans l’exemple choisi, il y a de fortes chances que l’enfant réalise que pieds nus, il a froid/mal aux pieds. Donc la prochaine fois, il mettra ses chaussures, non par peur de se faire engueuler mais par confort.

Ou alors, il se trouvera très bien comme ça et c’est à vous de voir jusqu’à quel point vous êtes capable d’accepter cela. Et éventuellement de prendre la responsabilité de votre malaise sans faire payer à votre enfant (« JE suis mal à l’aise que tu te ballades en chaussettes dans la rue, es-tu OK de mettre des chaussures?).

Lâcher-prise sur votre demande

Cette proposition est assez similaire à la précédente mais va encore plus loin. Votre enfant ne veut pas mettre ses chaussures parce qu’il ne veut pas sortir? Ne sortez pas. Il ne veut pas ranger ses jouets? Rangez à sa place. Il ne veut pas se laver les dents? Tant pis.

Alors là, je vous vois ouvrir de gros yeux.

Ah ça y’est on y vient, la parentalité bienveillante c’est bien du laxisme ! Enfant-roi, parent-esclave, toussa toussa.

Alors, précisons un peu. Je ne suis pas en train de vous dire de tout le temps lâcher l’affaire, ni sur tout. D’ailleurs parfois, on ne peut juste pas. On a rendez-vous, on doit partir maintenant. Il est couvert de caca, il faut le laver. Il a un médicament à prendre, c’est non négociable.

Ce que je vous invite à faire, c’est plutôt de prendre du recul. Est-ce que ce que je suis en train de demander est vraiment important pour moi? Mon besoin a-t-il plus de valeur que le sien? Est-ce que ça vaut le coup de prendre le risque de tomber dans le rapport de force, au détriment de la relation?

Peut-être avez-vous la croyance que si vous rangez à sa place une fois, il ne voudra jamais ranger, il n’apprendra pas. Le problème avec ce type de raisonnement, c’est qu’on peut être tenté d’obtenir coûte que coûte le résultat. Par la force, la menace, l’intimidation. Et c’est finalement dans ce cas que ranger deviendra une vraie contrainte pour votre enfant, quelque chose qu’il n’aura pas envie de faire les fois suivantes non plus. Respecter son envie de ne pas ranger à un moment M ne veut pas dire qu’à d’autres moments il ne sera pas plus disposé.

Le faire coopérer par le jeu

Mettons que votre demande ne soit pas du tout négociable et que vous ne soyez pas prêt non plus à ce que votre enfant expérimente les conséquences de la situation en question. Vous avez BESOIN que votre enfant coopère à ce moment-là, il n’y a pas d’alternatives.

Alors souvenez-vous toujours, il y a d’autres options que de passer en force (« Bon, maintenant, tu fais ce que je te dis! »), . Soufflez, respirez… et faites preuve de créativité !

Ainsi, le jeu et l’humour sont deux atouts formidables du parent. Moi la première, je n’y pense pas toujours. Mais quand j’y ai recours, je me rends compte de l’énorme potentiel de ces deux outils. Ils allègent le quotidien, réduisent les tensions, augmentent la complicité.

Là, je n’ai pas de recettes à vous donner, c’est à vous de trouver ce qui marche avec vos enfants. Ici, ça peut être:

  • Pour un enfant qui ne veut pas mettre ses chaussures pour partir: « tu crois que tu peux mettre tes chaussures en 15 secondes? Je mets le chrono »
  • Pour celui qui ne veut pas ranger ses jouets: « Qui veut jouer au basket? » (et hop on jette les duplo dans la boîte, rien à voir avec les ranger)
  • Pour l’enfant qui ne veut pas s’habiller: « Alors, le slip, ça se met comment déjà? » et vous l’enfilez sur la tête de votre enfant. Effet comique garanti et de bonne chances qu’il vous montre comment faire ensuite.

C’est l’éclate, j’adore ranger maintenant. Déclarera bientôt votre enfant.

Alors oui, ça demande un peu d’imagination et ça peut prendre quelques minutes de plus que de passer en force. Mais d’une part c’est plus cool pour tout le monde et d’autre part le moment de mettre ses chaussures / ranger /s’habiller sera associé à un moment agréable. Ce qui sera probablement plus engageant pour les prochaines fois que s’il est associé à un moment de stress ou de colère. Donc, voyez le comme un investissement !

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Quelque soit l’alternative que vous choisissez, je crois qu’il est important que vous restiez conscient que vos demandes nourrissent principalement VOS besoins. C’est vous qui avez besoin d’ordre / d’être ponctuel à un rendez-vous / ou encore peur que votre enfant attrape froid. Ces considérations passent bien souvent au-dessus de la tête de vos enfants et c’est NORMAL. Eux ont davantage besoin de jouer, se défouler ou encore d’explorer.

Vu comme ça, cela parait donc tout à fait légitime qu’à certains moments vous preniez la responsabilité de votre besoin, déjà en l’exprimant comme tel et non comme une règle absolue. Et parfois, en faisant à la place de l’enfant sans craindre qu’il devienne « assisté ».

Gardez confiance dans le pouvoir de l’exemple que vous montrez jour après jour, en rangeant vous même, en vous habillant de manière adaptée à la météo, en vous lavant les dents… C’est, à mon sens, bien plus formateur que d’obliger votre enfant à le faire.

Gardez également en tête que vous n’êtes JAMAIS obligé de passer par la force. Utiliser le jeu ou l’humour ne vous rend pas plus laxiste ou inefficace. Cela imprime au contraire de la joie dans tous les moments de la vie qui pourraient être vécus comme des contraintes. C’est un super cadeau pour vos enfants et pour le bien-être quotidien de votre famille.

Qu’en pensez-vous? Quelles sont vos astuces quand vos enfants ne veulent pas coopérer?

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