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Parentalité consciente

Manuel de survie pour faire les courses avec de jeunes enfants

Avant, j’aimais bien faire les courses, flaner, imaginer, choisir… mais ça c’était avant ! Maintenant, avec deux jeunes enfants avec moi H24, je fais quasiment touuuuuuuuuuuutes mes courses avec eux. Autant dire que je suis plutôt en mode efficacité maximale pour limiter les crises.

Ce qui est embêtant, avec les courses et les jeunes enfants, c’est qu’on attend alors d’eux  des comportements à l’opposé de leur nature. On voudrait qu’ils soient calmes, immobiles (ou au moins qu’ils restent près de nous) et qu’ils restent concentrés sur l’objectif (remplir le frigo, ils bouffent comme douze ces gosses).

Au lieu de ça, leur nature de petits explorateurs les pousse à vouloir tout découvrir, grimper là où ça leur chante et courir dans tous les sens.

Sans compter que les magasins sont des lieux de sur-stimulation pour les petits cerveaux immatures. Au bout d’un moment, ça surchauffe la-haut et c’est partie pour la séance de roulage par terre au rayon légumes.

Alors, vous voulez savoir mes astuces pour limiter la casse et faire que les courses ne virent pas au cauchemar? C’est par ici !

En amont: préparer, anticiper, prévenir

Super Nanny dit beaucoup de conneries, mais s’il y a un truc que j’ai retenu de l’époque où je regardai, c’est celui là !

Déjà, depuis que je suis passée à 2 enfants, je fais des listes (oui, j’ai reculé au maximum, mais là, ça devient nécessaire). Au moins, j’hésite pas des heures devant les rayons, je sais ce que je cherche. Effet collatéral bénéfique: pour faire ma liste j’ai préparé mes menus, donc je gagne aussi du temps sur la préparation des repas.

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Comment je me vois depuis que je fais des listes

Ensuite, je préviens mes enfants du but de l’opération (remplir le frigo, donc). Si ce sont des petites courses, je leur dit même ce qu’il est prévu d’acheter, comme ça ils savent qu’on ne prend que ce qui est sur la liste. Ça évite de multiplier les demandes de type jouets, bonbons, gateaux…

Pour finir, avant d’entrer dans le magasin, je demande à mes enfants leur coopération pendant les courses, leur dit que j’aurai besoin qu’ils soient calmes et que j’apprécierai un coup de main.

Pendant les courses: immobiliser et distraire ou bien occuper et responsabiliser

Alors là, vous l’aurez compris, lorsque l’on arrive au coeur de l’arène, j’ai développé deux stratégies.

Immobiliser et distraire

Pour les petites courses rapides, je privilégie celle-là qui me permet de foncer au maximum.

Alors pour la partie immobiliser, c’est facile, une clef de bras, un baillon… non je déconne. En vrai, je met Mon Grand dans le caddie, Mon P’tit Deuz dans le porte-bébé et roule ma poule !

Le truc, c’est que, comme dit plus haut, mes enfants n’aiment pas trop rester immobiles. Alors, je les distrais. Voici, quelques idées:

  • Je leur met chacun un truc dans les mains – la tablette de chocolat pour le grand, le concombre pour le petit. Ça occupe pas des heures, mais là je parle de petites courses. Et puis, au bout de quelques minutes, on peut changer d’objet.
  • Pour Mon Grand qui commence à lire, je peux aussi lui demander de déchiffrer un emballage.
  • Pour Mon P’tit Deuz, je lui fais des guillis au pied, ou je fais mes courses en sautillant ce qui le fait se bidonner- faut ce qu’il faut
  • Truc pas glorieux mais qui fonctionne TRES bien ici, c’est qu’on commence par le rayon pain et qu’ils ont droit à un morceau. Ici, ça marche aussi avec le fromage, les compotes en gourdes ou les bananes (mais le pain, c’est le top, c’est long à mâcher).

Occuper et responsabiliser

Pour les courses plus longues où je sais que je ne pourrais pas garder mes enfants immobiles ou quand Mon P’tit Deuz fait le spaghetti pour ne pas aller dans le porte-bébé, je dois changer de stratégie.

L’astuce c’est de leur donner des missions et des consignes de manière à ce qu’ils soient en permanence occupés. Ils sont en général contents de participer et cela évite qu’ils se dispersent et que je passe mon temps à courir dans tous les sens.

A mon 19 mois, je demande de porter un article jusqu’au Caddie. Le top du top, c’est quand on est deux. On peut s’arranger pour lui faire faire des aller-retour de l’un à l’autre. Ramène les poireaux à papa, tiens je te donne le PQ en échange…

A mon quatre ans, je demande d’aller chercher tel ou tel article dans le magasin, de peser les fruits et légumes…

C’est sûr que ça demande beaucoup d’attention et de disponibilité mais pas plus que de leur courir après tout le temps, le côté relou en moins. La préparation en amont (liste de courses, préparation mentale des enfants…) facilite toute cette étape. Comme je sais où je vais, je suis plus présente à mes enfants que si je dois réflechir aux menus en faisant les courses. Comme mes enfants sont briefés, ils savent ce que j’attends d’eux et sont en général plutôt coopératifs.

Pendant la file d’attente: accepter, relativiser, rester zen

Une telle allégation parait tellement simple qu’on peut parfois passer à côté de son potentiel. Elle est d’ailleurs loin de ne s’appliquer qu’aux files d’attente, mais elle permet d’embellir toutes les situations désagréables ou difficiles.

Avant d’appliquer ce truc, pour moi les files d’attentes c’était en mode je regarde ma montre toutes les 5 minutes en soupirant bien fort, histoire que « les autres » comprennent qu’ils avaient intérêt à se dépêcher. Si mes enfants commençaient à s’impatienter je pouvais dire un peu fort « oh oui, moi aussi je trouve ça long ». Croyez le ou non, mais ces techniques n’ont jamais incité personne à me laisser passer ni ne m’ont donné l’impression que le temps passait plus vite ! Je perdais juste des minutes précieuses de mon temps à m’énerver toute seule.

Quitte à avoir ensuite moins de patience avec mes enfants.

Maintenant, à partir du moment où je fais le choix de faire la queue et bien j’arrête de regarder ma montre, je n’essaye plus de lutter contre l’inéluctable et je ne cherche plus le coupable.

Une fois dans la queue, c’est clair que mes enfants auront du mal à rester immobiles. Donc, je n’hésite pas à planter mon caddie là et à les suivre dans leurs pérégrinations (à une distance raisonnable qui me permet de suivre l’avancée de la file d’attente). Ou je demande à quelqu’un de me garder ma place dans la queue, si je n’ai pas de caddie (à la poste, à la gare…).

Parfois, j’oriente un peu leurs découvertes pour rester à proximité de la caisse.

Avec Mon Grand, on regarde les bonbons et on se dit lesquels ont l’air trop bons – ça en reste là, je n’achète JAMAIS de bonbons, mais ça lui suffit de rêver.

Avec Mon P’tit Deuz, on sort et on remet les paquets de chewing gum à leur place.

Le must du must, pour passer le temps pendant la queue, c’est les magasins avec des cartons en libre service près de la caisse, ce qui est le cas dans mon supermarché habituel. Je peux alors lâcher les deux fauves et ils vont jouer à faire des cabanes là-dedans.

En conclusion:

Faire les courses avec deux jeunes enfants peut vite tourner à la grosse galère. Avec un peu de préparation, beaucoup de disponibilité et une bonne dose de zenitude, ça peut aussi très bien se passer.

Et si ça commence à tourner vinaigre, que nos enfants sont crevés ou que la file d’attente parait interminable… rien n’empêche non plus de faire demi-tour. Les courses peuvent toujours attendre !

Et vous quels sont vos trucs pour que les courses se passent bien?

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