Maternage

3 méthodes pour accompagner le sommeil des enfants passées au crible de la bienveillance et de l’efficacité

Avec Mon Grand, les nuits ont très rapidement été bonnes. Un mois après sa naissance, on le posait éveillé dans son lit et il partait sans sourciller pour douze heures de sommeil. Autant dire que j’avais été très mal habituée.

Quand Mon P’tit Deuz est né, je m’attendais donc assez naïvement au même schéma. Et ben, je peux vous dire que j’ai pas été déçue !

Des couchers difficiles et des nuits… pas mieux !

Mon P’tit Deuz a maintenant 19 mois et ne s’est JAMAIS endormi seul. Il s’endort bercé, au sein, en voiture, en étant caliné… mais pas seul dans son lit.

En fonction des périodes, le temps pour l’endormir peut varier de 15 minutes à 1h30. Si encore il n’y avait que les couchers ! Les nuits sont aussi très chaotiques. Il peut se réveiller entre une et dix fois (oui, oui, dix fois). Et il a à nouveau besoin d’être accompagné (bercé, caliné, tetée…).

Les premiers mois, j’avoue que je ne comprenais pas ce qui m’arrivait. Je me suis alors beaucoup renseigné, j’ai fait le tour des options et voici mon bilan.

Laisser pleurer, une méthode délétère

S’il y avait une chose dont j’étais sûre, c’est que je ne le laisserai pas pleurer seul dans son lit. Pour Mon Grand, ça m’étais arrivé quatre ou cinq fois, quand je me sentais vraiment démunie. Je m’étais sentie mal à l’aise à chaque fois. Et je m’étais renseigné sur les conséquences de « laisser pleurer ».

Plusieurs études montrent que lorsqu’on laisse pleurer son bébé sans réaction de notre part, le taux de cortisol (hormone du stress) augmente drastiquement dans son corps.

La forte angoisse ressentie alors par votre enfant aura potentiellement des conséquences à court, moyen et long terme (des angoisses, des dépendances, des problèmes de sommeil…).

En gros, non seulement cette méthode est potentiellement délétère pour le bébé mais en plus, elle ne sera pas forcément bénéficiaire pour les parents. Pourtant, beaucoup de témoignages de parents concordent pour dire qu’après quelques nuits à « tenir bon », leur bébé ne les réveillait plus.

Certains parents en conclut que leur enfant a compris qu’il devait dormir la nuit.

Déjà, cela sous-entendrait que leur bébé pleurait « pour rien », puisque finalement il peut arrêter de pleurer en quelques jours.

Or si un bébé pleure, ce n’est JAMAIS pour rien. Oui, peut être qu’il n’a pas faim et que sa couche est propre. Mais les besoins du bébé ne s’arrêtent pas à un ventre bien rempli et des fesses au sec. Les bébés ont un besoin immense de chaleur, de contact, de calins, de mouvement aussi (j’en parlai dans cet article).

Et l’autre idée sous-jacente, c’est que leur bébé de quelques mois aurait eu un RAISONNEMENT: « aaaaaaaah mais oui, j’ai compris, Papa et Maman ont besoin d’être tranquilles, je vais donc arrêter de pleurer ». Ce qui est complètement au-delà de ces capacités d’un bébé (oui, oui, même le vôtre).

Donc si bébé arrête de pleurer, ce n’est pas suite à un raisonnement mais parce que son corps enclenche un réflexe proche de la « thanatose » des animaux. Ce terme technique signifie ni plus ni moins que le corps de votre bébé simule la mort en réponse à la menace que lui fait ressentir votre absence de réponse. Ni plus ni moins.

Le 5-10-15, une fausse méthode douce

Avez-vous entendu parler de cette méthode soit-disant douce?

Pour ceux qui ne connaisse pas, il s’agit de laisser pleurer bébé, puis de revenir le voir au bout de 5 minutes, puis de le laisser à nouveau pleurer 10 minutes, puis 15. Il existe des variantes et vous trouverez des tableaux très compliqués sur internet avec les temps à respecter soir par soir pour une réussite optimale.

Je dois avouer avec honte que je l’ai testé sur Mon Grand, quand il avait aux alentours de 18 mois et que les couchers devenaient chaotiques.

sommeil enfant évolution accompagner
Résultat de l’enquête: son besoin de sommeil avait diminué et il suffisait de reculer son heure de coucher…Elémentaire !

Bref, j’ai testé cette méthode, car je m’étais laissée convaincre qu’elle était douce. Pourtant, j’avais quand même tiqué à la lecture des consignes. Quand je revenais voir Mon Grand, je devais garder un visage fermé, le recoucher sans lui parler et repartir. En mode robot quoi.

De toute manière, j’ai vite abandonné après que Mon Grand se soit endormi épuisé en boule derrière la porte de sa chambre. #Grossehontematernelle

Quand j’ai récupéré mon bon sens, j’ai réalisé que cette méthode n’est ni plus ni moins la même que de laisser pleurer son enfant seul. Un bébé n’a aucune notion du temps. Pour nous 5 minutes ce  n’est rien, pour son petit cerveau baigné de cortisol, c’est une éternité.

Les méthodes douces: beaucoup d’investissement pour un résultat fluctuant

Pour Mon P’tit Deuz, j’avais beaucoup lu sur le sommeil des enfants. J’avais compris que les nuits chaotiques sont NORMALES jusqu’au 3 ans de l’enfant – âge auquel son cerveau est assez mature pour faire NOS nuits. Bien sûr, d’un enfant à l’autre cela peut varier.

Pour autant, le parent épuisé n’aura peut-être pas la patience d’attendre trois ans que son enfant dorme. Il existe des « techniques » qui peuvent permettre d’accompagner bébé en douceur vers l’acquisition d’un meilleur sommeil (en tout cas, selon nos critères d’adulte).

J’ai notamment été inspirée par le livre Un sommeil paisible et sans pleur, d’Elizabeth Pantley. Elle y propose différentes astuces pour accompagner de manière progressive bébé à s’endormir sans nous, par exemple en posant bébé juste avant qu’il ne s’endorme dans son lit, puis la fois d’après assoupi, puis la fois d’après les yeux ouverts…

Le double effet Kiss Cool promis, c’est que si bébé finit par s’endormir seul, cela  diminuerait aussi les réveils nocturnes puisque bébé serait alors capable de se rendormir seul en cas de réveil entre deux cycles de sommeil.

J’ai donc teste cette méthode avec Mon P’tit Deuz. Au bout d’un mois, le nombre de réveils, qui devait alors être entre 4 et 6 était passé à 2-3. C’était un progrès.

Puis Mon P’tit Deuz a eu un rhume.

Et paf, c’était reparti comme avant.

Re-belote avec la méthode Pantley. A nouveau des résultats encourageants.

Puis paf, deux dents qui sortent.

Après j’ai laissé tomber ! Cependant, je ne remets pas en cause l’efficacité ni la bienveillance de ces méthodes. Je sais qu’elles fonctionnent très bien pour d’autres enfants, mais ici, j’ai trouvé qu’elles demandaient trop d’investissement pour un résultat fluctuant.

En conclusion

En attendant des nuits meilleures, le conseil le plus avisé que je puisse vous donner c’est de prendre son mal en patience ! Un jour, ces tête-à-tête nocturnes avec votre bébé vous manqueront (si, si, je vous jure).

En attendant, pourquoi ne pas pratiquer le cododo ? Personnellement, j’ai installé un matelas dans la chambre de mes enfants. Quand les nuits sont trop compliquées, je dors avec eux, ce qui me permet de les rassurer quand ils en ont besoin tout en étant moins fatiguée que si je devais me lever à chaque fois.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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