non stop enfant parent
Parentalité consciente

Comment dire non ? 3 façons alternatives de dire non à son enfant

Votre bambin se jette pour la 112 ème fois de la journée sur la plante verte. Et lui arrache méticuleusement les feuilles une à une. Votre jeune enfant vous demande pour la 1007 ème fois s’il peut avoir des bonbons pendant les courses.

Votre chérubin se jette par terre quand vous lui répondez que vous n’avez pas prévu d’aller au parc d’attraction aujourd’hui.

Vous en avez marre de dire et non, non et encore non ! Alors voici 3 alternatives bienveillantes pour que votre refus soit plus facilement entendu ET mieux vécu par votre enfant.

Au lieu de dire « non » dite « stop »

Alors, cette astuce s’applique surtout dans le cas du bambin et de sa plante verte. Ou du bambin et de la prise électrique. Ou du bambin et de n’importe quel objet / comportement dangereux – en fait, d’à peu près tout ce que veut faire le bambin, si on y pense bien.

Quoiqu’il en soit cette petite subtilité linguistique n’aura peut-être pas un effet miracle sur l’instant. MAIS vous épargnera potentiellement quelques crises lors du fameux terrible two.

En effet, on dit que la période du non de l’enfant suit la période du non du parent. Donc si vous dites moins « non » à votre enfant, peut être qu’il vous dira moins non plus tard. Ou pas, mais qui ne tente rien n’a rien.

Par ailleurs, Isabelle Filliozat, dans son livre « J’ai tout essayé » suggère que quand vous dites « non », votre visage a tendance à se fermer, vos sourcils à se froncer (essayez devant un miroir pour voir !). Cela peut engendrer une réaction de stress chez l’enfant. Ce qui n’est pas favorable à la compréhension du message que vous voulez faire passer.

comment dire non à ses enfants ?
Voilà ce que votre enfant voit quand vous dites non…à peu près

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Quand vous dites « Stop », le visage est moins fermé, plus ouvert, l’enfant peut être plus réceptif.

Faites une distraction pour dire non à ses enfants

Cette astuce peut fonctionner sur le bambin ou même sur l’enfant plus âgé. En général, je ne suis pas favorable à la distraction. Je préfère dire non avec honnêteté et en justifiant mon refus car cela me semble plus constructif.

Si je ne veux pas acheter de bonbon à mon enfant, je lui explique que c’est parce que je me préoccupe de sa santé (et il n’en a rien à faire donc il se roule par terre).

Si je ne veux pas que Mon P’tit Deuz effeuille ma plante, c’est par respect pour la Vie (et il ne comprend rien à ce que je lui raconte donc il continue).

Et quand le jouet offert par Tata Monique ne fonctionne plus, ce n’est pas parce qu’il est cassé, mais parce que j’ai enlevé les piles car j’avais mal à la tête (et je me prend le dit-jouet dans la tête parce que je suis trop méchante).

dire non à ses enfants
Tata Monique, elle est tellement super ta tortue musicale que je propose que tu la gardes chez toi pour quand on vient avec les enfants

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Donc en général, disais-je, je préfère l’honnêteté. Mais parfois, quand je sens monter la pression, alors je sors mon joker distraction.

« J’ai entendu que tu voulais des bonbons. Tiens, ça me rappelle une fois, quand ton Tonton voulait très fort un sac Tigrou et qu’il s’était roulé par terre dans le magasin ». Et là, Mon Grand ne résiste pas à la vision de Tonton qui se roule par terre. Il demande des détails et hop, oubliés les bonbons (histoire vraie, coucou Tonton).

A mon Petit Deuz qui effeuillle la plante « Oooooooooooh mais regarde ce que j’ai trouvé là, l’essoreuse à salade !! tu veux jouer avec? ». Ici, l’essoreuse à salade fonctionne bien en distraction. L’aspirateur aussi. Le top du top c’est la poubelle, mais j’ai pas encore passé le cap de le laisser jouer avec.

Demander à l’enfant ce qu’il en pense

Là, ça fonctionne pour un enfant en âge de raisonner. A Mon Grand, qui me harcèle demande si je peux jouer avec lui alors que je suis en train de faire le diner, en portant Mon P’tit Deuz d’un bras et en faisant la vaisselle de l’autre, je demande « qu’est ce que tu crois que je vais te répondre? ». Ou bien « est ce que tu penses que je suis disponible pour jouer? ».

Je le dis d’un ton interrogatif mais neutre. Il n’y a pas d’ironie dans ma demande.

En général, il répond « non ». Alors, je relance « et pourquoi? »  « parce que t’es pas disponible! ». Bizarrement, j’ai constaté que ça passe mieux comme ça que si je réponds juste « non je ne suis pas disponible ! ».

C’est une astuce qui fonctionne bien pour les demandes auxquelles je répond souvent non (ici, par exemple, les bonbons). Je crois que Mon Grand aime que je fasse appel à sa capacité de raisonnement, cela le valorise et le refus passe ainsi mieux, parce que c’est lui qui en a formulé la raison.

 

Et vous, quelles sont vos astuces pour dire non?

Lire, ça inspire:

J’ai tout essayé, Isabelle Filliozat

 

 

 

 

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