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Parentalité consciente

6 pistes pour booster la confiance en soi de nos enfants

Développer la confiance en soi de mes enfants, c’est dans le top 3 de mes objectifs parentaux. J’imagine que c’est important pour vous aussi?

La confiance en soi. Mais de quoi on parle exactement?

Différente de l’estime de soi, elle peut être décrite comme  » l’évaluation réaliste et ponctuelle qu’on a les ressources nécessaires pour affronter une situation particulière« . En gros, c’est le fait de se sentir réalistement capable de mener à bien nos actions ou projets.

Concrètement, j‘aimerais accompagner mes enfants à développer une conscience fine de leurs capacités. Qu’ils se sentent suffisamment sûrs d’eux pour oser essayer. Et pour rebondir en cas d’échec. Je souhaite qu’ils ne se sentent pas enfermés dans un rôle mais confiants dans leurs capacités à s’adapter et à investir une multitude de domaines.

A travers mes lectures et réflexions, j’ai identifié plusieurs pistes de travail pour développer cela chez eux. En voilà quelques unes.

Favoriser les compliments descriptifs pour améliorer la confiance en soi

Nos enfants sont des petites merveilles à nos yeux et on a tôt fait de les abreuver de louanges. « Tu es la plus belle », « ton dessin est magnifique », « tu es super-costaud ». Si cette manière de faire peut nourrir l’égo et alimenter les réservoirs d’amour, elle ne fait pas nécessairement grandir la confiance en soi.

Pour se sentir « capables », les enfants ont besoin de repères sur leurs capacités. Alors, privilégions le compliment descriptif. Et n’hésitez pas à souligner précisément la capacité / compétence que vous observez. « Je vois que tu n’as pas dépassé du tout à ton coloriage! Ca c’est de la précision » , « tu a passé plus d’une heure à transvaser ces graines, j’appelle ça de la persévérance ! », « tu as réussi à te hisser à cette branche, tu as du faire preuve de force ! »

confiance en soi
Ma chérie, j’aime particulièrement comment tu as associé le bleu et le vert. Par contre, t’as pas interet à toucher mon canapé.

Se focaliser sur les progrès plutôt que sur les résultats

Le point précédent est à nuancer et compléter.  Par exemple, si votre enfant est un artiste dans l’âme, ce sera tentant d’user et d’abuser de compliments descriptifs pour ses dessins, sculptures, bricolages… Et vous sècherez peut-être sur ces performances sportives ou intellectuelles ! Au risque de l’enfermer dans cette image d’artiste et de limiter le développement de ses potentiels. De lui coller des étiquettes, quoi.

L’astuce ici, c’est donc de complimenter le progrès plutôt que le résultat.

Par exemple « Je vois que tu n’as dépassé que 2 fois de ton coloriage, alors que la dernière fois c’était 4 »; « il y a un an tu n’avais jamais touché un piano, et tu viens de jouer tout un morceau seul »,   » Lors de ton combat, tu es resté debout plus longtemps que la dernière fois »

Réhabiliter l’erreur pour améliorer la confiance de l’enfant

Les deux points précédents vous invitent à vous concentrer sur les réussites de vos enfants, que ce soit en terme de résultat ou de progrès. Cela ne veut pas dire que l’erreur doit être taboue ou présentée comme négative. Ceci dit, la notion d’erreur perd de sa substance quand on se focalise sur les progrès. Car l’enfant ne raisonne plus en terme d’échec ou de réussite, mais en terme de progrès !

Quoiqu’il en soit, elle doit être perçue comme une source d’apprentissage. Je n’incite pas forcément à pointer les erreurs. Mais si l’enfant vous fait part de sa déception, en plus de souligner les points positifs, vous pouvez l’inviter à s’interroger sur ses axes d’amélioration.

Ta tour est tombée, comment aurais-tu pu la rendre plus stable?

Tu as eu une mauvaise note à ta dictée, comment pourrais-tu mieux préparer la prochaine?

Se focaliser sur les axes d’amélioration, cela permet d’éviter que l’erreur devienne un frein au progrès. Elle est alors plutôt perçue comme une occasion de rebondir. Et ne pas avoir peur de l’erreur et de l’échec, ça aide pour la confiance en soi !

Proposer des opportunités de résolution de problème

Pour aider votre enfant à avoir cette capacité à rebondir face aux échecs, pourquoi ne pas proposer des entrainements? Tout d’abord, vous pouvez l’impliquer régulièrement dans des résolutions de problèmes liées aux situations du quotidien.

Maman veut manger des brocolis, Papa veut manger des lasagnes. Que peut-on faire?

Marie veut jouer avec le camion et Arthur aussi. Comment pouvez-vous vous mettre d’accord?

resolution probleme enfant
Bon les enfants, Papa un rendez-vous professionnel dans 10 minutes, on fait comment?

Une autre façon de s’entrainer, découverte ici, c’est de proposer des entrainements decontextualisés (une idée trouvée chez My Kid is Happy). Un peu comme un jeu. Ou la situation proposée est complètement loufoque. Par exemple: je me suis réveillée avec des jambes en mousse, qu’est ce que je fais? Et laisser l’enfant proposer TOUTES les solutions qu’il peut imaginer. Sans le censurer. Summum du summum, noter ses propositions, l’exercice prendra une toute autre dimension à ses yeux. Et vous serez surpris de la quantité d’idées qu’il vous sortira.

S’entrainer à la résolution de problème permet d’aborder les vrais problèmes de la vie avec la confiance que des solutions existent !

Faire beaucoup de câlins pour booster la confiance en soi

Vous avez entendu parler de l’ocytocine? Cette hormone impliquée notamment dans les accouchements.

On l’appelle aussi parfois l’hormone de l’amour. J’ai découvert récemment qu’elle avait tout un tas d’actions. Dont celle de favoriser la confiance en soi. Si vous voulez quelques termes scientifiques, Cardoso et ses collaborateurs (2011) ont montré qu’elle favorise « l’augmentation de l’auto-évaluation de l’extraversion, de l’ouverture aux nouvelles expériences, des émotions positives, de la cordialité ou encore de l’ouverture d’esprit. »

Or, c’est une hormone sécrétée notamment lors des calins entre parents et enfants. Alors en avant les calins pour booster la confiance en soi!

Se retenir de donner de l’aide inutile

« Toute aide inutile est une entrave au développement de l’enfant » (Maria Montessori). Retenez-vous autant que possible d’aider votre enfant.

Parfois, on ne veut pas laisser notre enfant en difficulté. Être confronté à sa frustration.  Mais la frustration n’est pas un problème. Accompagnez là, nommez la, validez la (« ça peut être difficile d’attacher sa fermeture éclair »). Mais n’apportez pas d’aide inutile. Votre enfant en déduirai le message « je ne suis pas capable seul, j’ai besoin qu’on m’aide ».

Supprimer les difficultés, c’est envoyer le message qu’elles sont insurmontables. Encourager notre enfant lors des difficultés, c’est lui envoyer le message qu’il est capable d’y faire face

 

Favoriser le développement de la confiance en soi de nos enfants, c’est un enjeu majeur pour leur avenir. Pour qu’ils deviennent des adultes confiants en leurs capacités, capables de mener à bien de grands projets. Pour qu’ils puissent aussi vivre l’échec de manière positive et rebondir.

Et nous parents, avons un grand rôle à jouer. Notre manière d’agir avec eux mais aussi l’exemple que l’on montre sont deux manières de les aider à grandir en confiance.

Et vous, quelles sont vos trucs pour booster la confiance en eux de vos enfants? Dites moi tout en commentaires.

 

Lire ça inspire:

Parler pour les enfants écoutent, écouter pour que les enfants parlent,  Faber & Mazlish

J’ai tout essayé, Isabelle Filliozat

Comment certains compliments empêchent les enfants de progresser et de s’épanouir, Papa Positive

 

 

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