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Astuces & pensées

Les enfants ont ils besoin de routines et de rituels?

Les enfants, pour se sentir en sécurité, auraient besoin de rituels et de routines. Cela leur permettrait de mieux appréhender l’enchaînement des évênements quotidiens. De garder le contrôle et de se sentir plus en sécurité, notamment lors des transitions.

Je comprends cette logique et elle ne me paraît pas si bête. Mais pourtant, ici, j’ai toujours eu du mal avec les routines et rituels. Je ne trouve pas ça naturel, ni organique. En fait, même, je me demande parfois si cela ne s’apparente pas à du dressage (désolée, le terme est fort, mais c’est ce qui m’est venu).

Et aujourd’hui, j’y repensais et je me suis demandé: est-ce vraiment les enfants qui ont besoin de cela? Est-ce que ce n’est pas plutôt le parent, pris dans ses contraintes d’adultes, qui cherche à se simplifier la vie?

Cas typique: le coucher. Si vous voulez que le coucher se passe bien , alors rien de tel qu’un petit rituel (bain-histoire-massage-chanson-dodo). Mais au fond, un coucher qui se passe bien c’est quoi? Un enfant qui se couche pas trop tard, qui ne met pas trop longtemps à s’endormir et qui ne ressort pas dix fois de sa chambre? Mais qui a vraiment besoin de ça? L’enfant ou le parent?

Je repensais à la lecture du « Concept du continuum ». Dans ce livre, beaucoup de choses m’ont marqué et notamment, que l’enfant allait se coucher auprès de sa mère quand il était fatigué. Personne ne passait une heure à le bercer ou à lire une histoire ou à chanter la même chanson tous les soirs. Juste, l’enfant est fatigué, il va se coucher.

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2 Comments

  • Nao

    Je me dis que je vais raconter mon expérience sur la question, pour ceux qui cherchent des avis car ils sont indécis sur la question.

    Pour ma part, ma mère ne m’a jamais imposé de rituels. Pour rien.
    Elle a toujours tablé sur le fait que pour quoi que ce soit, je finirai moi par voir l’intérêt de m’y mettre et m’imposer seule une routine, si j’en voyais l’intérêt. Et elle a eu raison. Pour tout.
    Aujourd’hui, que ce soit me laver, me coucher…J’en suis venue à tout faire moi-même, parce que j’en voyais l’intérêt.
    Certes, pas tout en même temps. Certaines choses ont pris plus de temps que d’autres, mais toutes, je m’y suis mises
    un jour ou l’autre.

    Elle me laissait même me coucher quand elle allait se coucher.
    Et justement, je ne me souviens pas avoir jamais fait le moindre cirque incroyable pour aller me coucher.
    Je me souviens que je me plaignais parce que je voulais me coucher un peu plus tard, mais ça s’arrêtait généralement là.
    Quand j’ai eu 10 ans, elle m’a même autorisé à choisir moi-même l’heure à laquelle j’allais me coucher (plus tard, plus tôt qu’elle… c’est moi qui savais et décidais).
    Et personnellement, je crois que ce type d’éducation, ça m’a permis de rester connectée à mon corps et à ses besoins. Tandis qu’un enfant à qui on impose constamment de se coucher alors qu’il n’est pas fatigué, apprends-t-il réellement à écouter les besoins de son corps ? A connaître ses limites ?
    Il apprends surtout que les rituels sont plus importants que ses propres besoins et qu’ils suppléent le besoin de réfléchir, non ?
    « Je n’ai pas sommeille…tant pis, c’est l’heure, je dois me coucher » « Je n’ai pas faim…tant pis c’est l’heure, je dois manger… »
    « Je suis totalement déconcentré…tant pis c’est l’heure, je dois étudier… »
    Tandis qu’un enfant qui a lui-même décidé que, pour son propre bien, il devait étudier maintenant, que va-t-il faire ?
    Déjà, il y a des chances pour qu’il soit déjà concentré s’il choisit d’étudier maintenant, mais si ça n’est pas le cas, j’ai la sensation qu’il appendra plus vite à trouver des moyen pour se concentrer sur commande, parce qu’il le veut lui, être concentré.
    Pas parce que quelqu’un d’autre lui dit de l’être.

    De plus, pour répondre à la question sur l’anxiété, j’ai vécu (pour diverses raisons) une vie qui offrait une certaine « instabilité » générale du point de vue communément partagé (déménagements, rituels absents comme je l’ai dit)…et je n’ai strictement jamais été anxieuse, stressée…au contraire, je me sentais bien, et j’ai appris à supporter les changements, et m’adapter moi-même en conséquence.
    Et ce qui a fait la différence, c’était juste que j’étais proche de ma famille et écouté par elle pour tout.
    Je n’ai jamais ressenti le besoin d’avoir autre chose autour de moi qui soit « stable » que ça. Sincèrement.

    Tandis qu’un temps, j’ai vécu avec mon père et sa nouvelle conjointe, chez eux.
    Là-bas, c’était l’éducation « classique » : on me couchait quand le soleil n’était pas encore descendu=je restais réveillée dans mon lit, pas fatiguée.
    Quand on me forçait à faire quelque chose que je ne voulais pas, ça me dégoûtait de le faire et je me forçais à mon tour parce qu’on me l’ordonnait.
    Mais ça me donnait envie de désobéir, de dire non, parce que je ne me sentais pas écoutée dans ce que je voulais être ou faire.

    Donc, au vu de mon expérience, je crois qu’on fait un grand cas d’offrir une « stabilité » assez artificielle aux enfants (ce qui n’est pas faux, non plus, une routine, ça ne fait certainement pas peur, en tout cas) mais qu’ils sont moins traumatisés qu’on le pense si elle n’est pas là…
    De plus, de mon expérience, une personne qui n’a jamais eu de « routine » n’est pas inquiète si tout change et sait trouver
    un nouvel équilibre rapidement, mais ceux qui ont vécut toute leur vie dans les rituels, eux, sont stressés et un peu perdus si pour X raison ils ne sont subitement plus là…Les rituels deviennent vite des « doudous » qu’on peut être tentés de garder à l’âge adulte, je pense, en les transformant un peu…

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